Une visite privée de la Maison Gainsbourg

 

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« Voilà, c’est chez moi. Je ne sais pas ce que c’est : un sitting-room, une salle de musique, un bordel, un musée... » Simple pressentiment ou véritable prémonition ? Trente-deux ans après la disparition de Serge Gainsbourg, la mythique adresse du 5 bis rue de Verneuil écrit une nouvelle page de son histoire avec le récit de Charlotte pour toile de fond : un nouveau chapitre écrit cette fois avec son public.

Cet ancien lieu de pèlerinage pour tous les fans se visite désormais dans le plus grand respect, dans le plus grand secret aussi. Les téléphones éteints, nous pénétrons deux par deux dans l’antre de cet oiseau de nuit guidés par la voix de sa fille. Ici, rien n’a bougé, pas même cette boîte de smarties posée négligemment sur la table de chevet ni le cendrier rempli de mégots à côté du paquet de Gitanes. Tout a été conservé religieusement, tandis que Serge, lui, ne semble jamais être parti.

Entre pudeur et nostalgie, cette capsule temporelle se poursuit sur le trottoir d’en face, au 14 rue de Verneuil. Nous y découvrons une riche collection de 450 pièces rarissimes mises en scène dans un long couloir de 23 mètres conçu comme un somptueux cabinet de curiosité. Entre le manuscrit original de La Marseillaise de Rouget de Lisle et la Chasse aux Papillons de Salvador Dalí, les lettres, photos, bibelots brossent ici un portrait tendre de l’Homme à Tête de Chou. Une plongée intime et tout simplement inédite dans le repaire de l'une des plus grandes icônes de la chanson française.

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