L'atelier Claude de Soria : visite du repère secret de l'artiste dans Paris
L'Atelier Claude de Soria
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Caché derrière une petite cour, loin du tumulte de Montparnasse, cet atelier immaculé fait partie de ces dernières adresses secrètes de la capitale. L’ancienne propriétaire, la discrète Claude de Soria, incarne elle aussi un mystère, celui d’une plasticienne qui troqua au début des années 70 la terre cuite pour le ciment à une époque où celui-ci n’avait rien à offrir. À l’abri des regards, l’artiste œuvra jusqu’à sa mort dans l’ombre de ses créations minimalistes et de ses disques en ciment au cœur creusé, avant que sa fille ne fasse aujourd’hui toute la lumière sur ses lunes grises et craquelées.
Au musée Bourdelle, l’aile de béton se fait caisse de résonance et orchestre un face-à-face troublant avec Magdalena Abakanowicz, faisant du textile une masse, un poids, une présence.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.