Amie Barouh, Chloé Quenum et Mohamed Amer Meziane réinventent le rêve
Du 17 février au 18 avril 2026 Fondation Pernod Ricard
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Et si le rêve redevenait un sujet contemporain ? Pas celui qui endort, mais celui qui déplace, qui interroge, qui dérègle les certitudes. À la Fondation Pernod Ricard, trois sensibilités – Amie Barouh, Chloé Quenum (révélée à la dernière Biennale de Venise pour le Bénin) et le philosophe Mohamed Amer Meziane – se rencontrent pour penser le rêve comme une autre manière d’habiter le monde.
Films, installations, récits : ici, l’onirisme n’a rien d’éthéré. Il parle d’amour, de mémoire, de décentrement. Amie Barouh filme les invisibles de nos villes, leurs espoirs et leurs silences. Chloé Quenum manipule les signes, détourne les formes héritées des cultures du monde pour créer de nouveaux langages visuels. Mohamed Amer Meziane, lui, glisse la pensée dans le sensible, convoque la philosophie pour interroger nos façons de voir et de croire.
Ensemble, ils tissent un espace de reconstruction, de réinvention. Un lieu où l’on déprogramme nos imaginaires trop occidentaux pour laisser entrer d’autres récits, d’autres souffles. Une exposition à la croisée de l’art, de la pensée et de la perception – stimulante, élégante, un peu hypnotique.
FONDATION PERNOD RICARD Du 17 février au 18 avril 2026 1 cours Paul Ricard, 75008 - M° Saint Lazare (3/12/13/14) Du mar. au sam. 11h-19h. Le mer. jsq. 21h Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
Après une année de résidence à la Manufacture de Sèvres, Lou Lolita Arnon investit la Galerie de Sèvres avec des pièces en grès et porcelaine qui semblent émerger du mur autant qu’y retourner. Son travail joue précisément dans cette zone d’affleurement – là où la forme hésite entre volume et image, entre sculpture et relief.
Ce n’est pas une exposition sur Gaza. C’est une exposition depuis Gaza. Depuis ce qui reste. Depuis ce qui résiste. Depuis ce qui ne cède pas. Six artistes palestiniens de trois générations occupent l’espace de la Galerie du Jour agnès b., avec des œuvres qui persistent.
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