Adaptée du texte puissant de Sarah Kane, cette création scénique explore les zones les plus fragiles de l’esprit humain. Sans narration linéaire, la pièce épouse le flux des pensées, oscillant entre lucidité et vertige. Les mots frappent, dérangent, bouleversent. La mise en scène immersive renforce l’impression d’intimité, presque d’intrusion, dans une conscience en lutte. Entre silence et cris intérieurs, la tension dramatique ne cesse de croître. Le spectateur est confronté à une parole brute, sans filtre, qui interroge la souffrance et la perception de soi. Une œuvre exigeante, intense, qui marque durablement par sa sincérité radicale.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.