Roger Edgar Gillet au Musée des Beaux-Arts de Rennes
MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE RENNES - QUAI ZOLA ET MAUREPAS
Du 27 juin au 20 septembre 2026
ROGER EDGAR GILLET (1924-2004), LA GRANDE DÉRISION
« L’important, c’est de perturber le regard. » Roger Edgar Gillet en avait fait un programme, auquel il consacra cinquante ans de peinture. Longtemps resté dans l’angle mort de l’histoire de l’art français, il fait l’objet d’une première grande rétrospective depuis sa disparition, au Musée des beaux-arts de Rennes, sur deux sites. Formé à l’école Boulle puis aux Arts décoratifs, soutenu dès les années 1950 par Michel Tapié et Charles Estienne, Gillet s’inscrit d’abord dans l’abstraction informelle aux côtés de Georges Mathieu. Vers 1958, il réintroduit la figure à contre-courant, au risque de désarçonner critiques et galeristes. Visages déchiquetés, juges et huissiers grotesques : l’humanité est passée au scalpel, avec une dérision qui masque mal l’amertume. Installé à Saint-Suliac dès 1982, il peint d’admirables tempêtes entre abstraction et figuration. Nourri de Rembrandt, Goya, Manet ou Ensor, il invente une peinture d’histoire du XXe siècle. « Je ne crois pas au scandale mais à la dérision » : l’exposition reprend ce mot d’ordre, humour féroce et profondément humaniste.
Autour de l'expo
Du 19 juin au 20 septembre, l’été rennais transforme la ville en parcours d’art contemporain. Une ancienne prison du début du XXe siècle ouvre ses cellules pour sa toute première exposition publique. L’orangerie du Thabor se pavoise de cerfs-volants du sol au plafond. Des avatars brouillent les frontières du réel... Une vingtaine de lieux, une vingtaine de surprises.
MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE RENNES - QUAI ZOLA ET MAUREPAS
Du 27 juin au 20 septembre 2026
20 quai Emile Zola, 35000 Rennes et 2 allée Georges-de-la-Tour, 35700 Rennes



